Maison Messerli & Fils, une histoire de famille

La famille Messerli cultive la vigne au coeur même du village de Cerdon, de Père en Fils, depuis plus de 10 générations.
L’ensoleillement, le terroir et les pentes escarpées de ce côteau, font la typicité même de ce produit.

« C’est dans les années 1930 que mon arrière grand-père, Arnold Messerli (né à Berne en Suisse) épouse Andrée Barlet, Cerdonnaise. Mes recherches remontent jusqu’en 1670 (environ 14 générations) concernant nos aïeux vignerons BARLET, famille typique de vignerons Cerdonnais. Ce nom devait être vraisemblablement prédestiné au « vin », puisque l’étymologie se décompose comme suit : BAR qui veut dire « petit » et LET « tonneaux ».

Dans les années 1950, mon grand-père Louis (fils d’Arnold et d’Andrée) s’installe à son tour à Cerdon, puis mes parents (André et Ghislaine) en 1978. Après avoir passé un BEPA CAPA Viticulture Oenologie, je m’installe également à mon compte en 1995. 
Enfin, mon fils Kévin, titulaire d’un BTS Vigne et Vin, rejoint l’exploitation familiale en 2017. »

John MESSERLI

HISTORIQUE DES méthodes

Dans les années 50, suite à la crise du vignoble, une poignée de viticulteurs ont l'idée de rendre le vin effervescent par gazéification. Ce produit se positionne très rapidement et "relance" tout le vignoble de Cerdon, évitant ainsi la mort certaine du village et de ses alentours. Pour leur génie, ces précurseurs se voient accordés plusieurs distinctions et notamment : LE MÉRITE AGRICOLE.
Le marché n'a cessé de se développer grâce à la gazéification. Cependant, une minorité de viticulteurs des communes voisines maintenaient une production de "guillage" aujourd'hui rebaptisé la Méthode Ancestrale.
Cette vinification a été officiellement reconnue en 1962 contrairement à la gazéification. Il faudra attendre la fin des années 1990 pour voir la méthode ancestrale dépasser les 50% de la production totale des vins effervescents. Les viticulteurs qui voulaient continuer la gazéification ont été obligés d'accéder à cette méthode faute de droit de replantation et de prime d'installation.

Certaines personnes ont vivement critiqué cette méthode en accusant cette dernière d'être à l'origine de maux de tête. Pourtant, le gaz final contenu dans les 2 méthodes était similaire. En réalité, la cause de ces migraines était le souffre (conservateur du vin) utilisés par doses massives à l'époque, engendrant la dilation des vaisseaux du cerveau. D'où la fameuse "barre" des lendemains difficiles !